LA PERTE DE L’IDENTITÉ CULTURELLE

LA PERTE DE L’IDENTITÉ CULTURELLE

Au 21e siècle, en Afrique, nous assistons de plus en plus à une perte d’identité culturelle, de mémoire collective. C’est le cas du Burkina Faso.

Selon l’UNESCO : « La culture dans son sens plus large est considérée comme l’ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs qui caractérisent une société.Telle que définie,la culture s’affiche comme étant la carte d’identité par excellence de chaque peuple. »

Ainsi, nous reconnaissons le Béninois au vaudou et le Burkinabè au warba…, Cependant, il est de plus en plus difficile de définir une identité culturelle Burkinabè car « influencée » par plusieurs autres.

LA DISPARITION DE L’IDENTITÉ CULTURELLE FACE À LA MONDIALISATION

Le monde est devenu un village planétaire, favorisant un brassage culturel très chaleureux.Ce rapprochement entraîne la disparition d’avalanche de culture et de tradition, déclenchant une homogénéisation des cultures.La perte de la langue.Symbole clé de l’identité culturelle,sa perte peu conduire à une rupture avec l’histoire et la culture d’un peuple. Ainsi elle rend difficile la transmission des traditions.La jeunesse Burkinabè, pour la majeure partie, maitrise les langues d’autres pays que celles nationales. Il n’est pas étonnant de voir un Burkinabè qui ne comprend ni la langue de sa mère, ni celle de son père mais qui manie bien celle de Molière ou de Shakespeare.

PERTE DES RACINES ANCESTRALES

Chaque peuple à ses habitudes sociales. Lesquelles habitudes qui définissent leur vie en société.Tout comme chaque peuple,le Burkina Faso a ses pratiques et principes culturelles qui sont les leur. Entre autre nous avons le respect d’aînesse et la barbe blanche.Malheurement les valeurs se meurent.La solidarité, l’intégrité ou la pudeur basculent à la disparition.

LA MODE ET L’ART SE FONT MÉCONNAISSABLES

Le Faso Danfani (2), le koko doda(3), le chapeau de Saponé donnent place à un style vestimentaire emprunté d’autres cultures. Ainsi abondent les vestes, les souliers, les casquettes, les jeans, les jupes cousues sous inspiration culturelle européenne, américaine ou indienne. Il n’est d’ailleurs pas rare de voir des mèches, des faux ongles, des faux cils, des produits éclaicissants et bien d’autres venant de toutes localités.Le monde musical a aussi été touché par cette « invasion » culturelle. À la place du Liwaga, warba, Binon, nous avons le hip-hop des États-Unis, le Reggae de la Jamaïque, …

Quand un peuple ne se retrouve pas culturellement il devient sans âme. Nonobstant la diversité des cultures, Il est indéniable que nous puissions protéger l’unité culturelle et préserver l’identité culturelle. Chaque nation gagnera à mettre en amont sa culture.

SOURCE: BRP le BAOBAB SACRE

Mamadou Ben

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