L’IMPACT DE LA PANDÉMIE DE COVID-19 SUR LES ÉCONOMIES OUEST AFRICAINE

La crise de COVID-19 a entraîné un important creusement du déficit public dans les Etats membres de la CEDEAO. Le déficit budgétaire de l’ensemble de la CEDEAO devrait ressortir à 6,4% en 2020 après une hausse de 4,7% en 2019 et de 2,9% en 2018.

Cette forte détérioration du déficit budgétaire de la région en 2020 est le reflet d’une aggravation généralisée dans l’ensemble des pays. La récession économique et les réponses rapides des gouvernements à la crise sanitaire de COVID-19 auraient des conséquences plus ou moins importantes sur l’évolution de la dette publique par rapport au PIB. Les prévisions suggèrent en moyenne une hausse du ratio de la dette publique de la CEDEAO qui ressortirait à 41% en 2020 et 42% en 2021, contre 35% en 2019. Cependant, la situation de la dette publique demeure globalement peu préoccupante.

Le continent africain est particulièrement vulnérable aux répercussions économiques de la COVID-19. l’OIT estime que plus d’un tiers de l’activité économique sur le continent est informelle (OIT, 2018). L’emploi informel pâtit très fortement des mesures de distanciation sociale et des fermetures qui deviennent nécessaires pour empêcher la propagation de la COVID19. Étant donné cette réalité, le Fond monétaire international estime que l’Afrique subsaharienne, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord connaîtront des contractions de la croissance du PIB -3,0% et -5,0% respectivement. ( FMI, 2020).

Dans son rapport «Africa’s Pulse» publié en Avril 2020, la Banque mondiale prévoyait que la croissance économique de l’Afrique subsaharienne tomberait de 2,4% en 2019 à un niveau compris entre 2,1% et 5,1% en 2020 en raison de la pandémie. Cette dernière coûterait à la région entre 37 et 79 milliards de dollars EU en termes de pertes de production pour l’année 2020. Ces précisions de mauvais résultats ont été confirmées dans le rapport «Africa’s Pulse» d’octobre 2020, selon lequel la croissance de l’Afrique subsaharienne tomberait à -3,3% en 2020.Cela aura pour conséquence néfaste de plonger la région dans sa première récession économique depuis 25 ans, de faire basculer dans l’extrême pauvreté jusqu’à 40 millions de personnes sur tout le continent et de constituer un sérieux revers dans la lutte contre la pauvreté.

En Afrque, la récession est le résultat d’une série de chocs économiques, notamment les perturbations de la production et des chaînes d’approvisionnement liées aux mesures sanitaires de lutte contre la COVID-19.

Mamadou Ben, SoonniNews, l’actualité africaine en ligne.

Mamadou Ben:

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