Une défaite indigérable

Une défaite indigérable

CE QUE JE PENSE :

   Bonjour à toutes, à tous ! Heureux de vous retrouver. Comme toujours, c’est une joie profonde pour moi d’entrer en contact avec vous. Grâce au Tout-Puissant, je me porte à merveille et j’ose espérer qu’il en va de même de votre côté. Le thème de notre causerie du jour tournera autour de la notion de défaite que je trouve ici indigérable. De quoi s’agit-il en fait ? Eh bien, depuis un certain temps, les deux autorités qui sont la famille et l’État semblent ne plus être capables d’exercer leurs devoirs qui sont d’une façon irréfutable les devoirs de la famille d’une part et d’autre part ceux de l’État qui constitue le pouvoir public.

Ces deux pôles qui ont pour mission d’éduquer et de former les citoyens pour le bon fonctionnement de la société, paraissent avoir perdu pied dans leur mission. De nos jours, que font les familles quant à éduquer leurs enfants pour un meilleur avenir ? Indubitablement, la réponse n’est rien. Est-ce une question de manque de moyens ou plutôt d’une manifestation de mauvaise foi ? Laisser traîner au-dehors des enfants de douze à quinze ans de vingt heures à minuit relève plutôt de la mauvaise foi, manque de caractères. Rappelons-nous l’adage :  Qui aime bien, châtie bien ! C’est une très vilaine manière d’éducation que de tout permettre à son enfant. C’est une forme admirable de lui miner le chemin de son futur. Malheureusement, il semblerait que cela soit le jeu favori de certains parents. Il paraîtrait plutôt que ce soit une manière brillantissime de se débarrasser de son enfant ; ceci n’est point une manifestation d’amour, mais plutôt un abandon pur et simple de sa charge de responsabilité. Comment s’étonner plus tard que cet enfant devenu homme soit asocial ? Dans son enfance, il n’a essuyé aucun refus. Il n’avait toujours qu’un oui, même à ses caprices.

Quant au pouvoir public, souvent, il ne veut pas heurter la sensibilité des parents jusqu’au jour où un drame se produit ; alors là tout le monde unanimement fait le surpris. Je ne demande pas de torturer les enfants ; par contre, je demande que les parents éduquent correctement leurs enfants, que l’on ne se débarrasse de l’enfant en lui accordant tout. Un enfant est une petite plante à feuilles qu’il faut surveiller comme le lait sur le feu pour que le bord de la casserole ne soit pas débordé ; pour la plante qu’est l’enfant, que les brebis ne viennent pas bouter ces jeunes pousses et leurs feuilles. C’est ce que disait le personnage dans la prose de Lamartine :  Dernières paroles d’un assassin. « Je n’ai fait que grandir dans le vice, j’ai volé, j’ai assassiné, et voici où je suis arrivé aujourd’hui ; vous du moins qui avez des enfants, sachez qu’il faut les arrêter au premier pas qu’ils font dans le mal. Si l’on vous corrige un peu fort pour les petites fautes, songez que c’est parce que l’on vous aime. » Ceci est une forme de message qui s’adresse aussi bien aux pouvoirs publics qu’aux parents d’enfants.

Auteur de l’article : Ngouamoué Diabate

Laisser un commentaire