Ce que je pense
Bonjour à toutes, à tous ! Heureux de vous trouver à nouveau. Comme toujours c’est une joie profonde pour moi d’entrer en contact avec vous. Par la grâce du Massa-Foinse (Dieu), je me porte à merveille et j’ose espérer qu’il en va de même de votre côté. Le thème de notre causerie du jour sera consacré à la notion du temps ; une continuité indéfinie qui paraît être le milieu où se déroule la succession des existences, des vies, des événements ; une durée dans laquelle se succèdent les événements, les actions, les jours et les nuits ; par exemple le moment d’une action pendant une période de l’année.
Il s’agit d’une notion si étendue qu’elle paraît ne pas avoir de fin comme les océans qui englobent la terre. Le temps est tantôt au singulier ; le temps de se lever pour aller travailler, de se reposer, de manger, de rentrer à la maison ect… Il peut être au pluriel ; les temps sont durs. Dans ce cas il s’agit d’une période, d’une durée pendant lesquelles l’on éprouve de la difficulté à réaliser une action.
L’envahissement de l’Afrique par les Arabes et les Européens, la chasse à l’homme africain sur la terre de ses ancêtres, sa déportation en dehors de sa terre natale, sa mise en esclavage, sa réduction en marchandises, la colonisation ont été pour lui des périodes difficiles dans sa vie, des temps durs. La chasse à l’homme, la déportation, la traite, l’esclavage, la marchandisation de sa personne, la colonisation peuvent être considérés comme des séquences, cinématographiquement parlant.
Toutes ces étapes dans l’histoire de la vie des Africains sont mesurables parce qu’elles sont comprises dans le temps. Le temps est à la fois avec nous lorsque l’acte que l’on pose dans un moment du temps est positif. Mais il semble contre nous lorsque nous n’avons pas réussi à rendre notre acte positif. On dit alors que le temps n’était pas avec nous.
A cet égard il devient un bouc-émissaire, il devient la cause de notre échec, même si on ne le dit pas à haute voix. Le problème, me semble-t-il est que l’homme croit que le temps est à sa disposition, tout comme les autres éléments de la nature. Les choses ne rentreront dans l’ordre que lorsque l’homme comprendra et acceptera que le temps n’est pas sa chose à lui.
On pourrait même être enclin à penser que l’homme est plutôt la chose du temps. N’a-t-on pas l’habitude de dire que le temps arrangeait tout ?
Auteur de l’article : Ngouamoué DIABATE