LE TERRORISME TRANSFRONTALIER DANS LE SAHEL : Réseaux de Boko Haram, AQMI,et autres

A partir 2000, le Sahel va connaître deux basculements géopolitiques, qui vont profondément boueverser ses équlibres politiques et sociaux et accentuer sa fraglité sur le pan sécuritaire s’agit du changement d’itinéraires dans l’acheminement de la cocaïne de l’Amérique latine vers l’Europe et de l’impantation du terrorisme d’inspiration salafiste après son échec en Agérie dans plusieurs pays sahéliens. Ces deux phénomènes vont constituer les deux principales menaces auxquelles tous les pays de l’Afrique de l’Ouest et particulièrement du Sahel, font face actuellement.

La montée en puissance du terrorisme d’abord au Mali, et ensuite dans plusieurs pays sahéliens comme le Burkina Faso, le Niger, e Tchad et le Nigéria avec Boko Haram. En effet, l’échec des mouvements armés salafistes en Algérie dans leur tentative pour renverser par la violence l’ordre politique établi dans ce pays depuis 1962 va pousser plusieurs groupes djihadistes à se replier vers le Sud du Sahara. C’est le cas, en particulier, du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), devenu Al Quaïda au Magreb islamique (AQMI), qui va se replier dans le Nord du Mali et du Niger pour y implanter des cellules combattantes, katibats, et essayer de mobiliser des communautés locales à sa cause.

AQMI va s’nstaler dans ces régions désertiques où la présence de l’Etat est très faible pour préparer des activités criminelles (enlèvements, attaques contre les FDS, protection des cargaisons de drogues, etc.) à partr de 2004. Ce terrorisme importé d’Algérie va déstabiliser plusieurs pays sahéliens et va devenir une des prncipales menaces auxquelles vont face pendant plusieurs années. Pour réaliser son projet politique, AQMI doit contrôler des « territoires », imposer son modèle de société, embrigader et recruter des jeunes sans perspectives de réussite sociale et contrôler le trafic lucratif de la contrebande et de la drogue. La pauvreté endémique dans le Sahel va pousser plusieurs jeunes dans les bras des mouvements djhadistes. Rappelons que parmi les pays les moins avancés du monde (PMA), 12 se trouvent en Afrique de l’Ouest.

A partir de 2006, le Nord du Mali commence à devenir un sanctuaire d’AQMI et plus tard d’autres mouvements djihadstes comme le Mouvement pour l’Unicité du djhad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) vont également s’y installer. Le déclenchement de la rébelion touarègue en 2006 avec des attaques meurtrières contre les FDS dans la région de Kidal va davantage dégrader la situation sécuritaire dans le septentrion malien et plusieurs itinéraires et routes empruntés par les contrebandiers tombent sous le contrôle de la rébellion et d’AQMI. Mais l’occupation du Nord Mali en 2012, suite à l’effondrement du régme de Kadhafi, par le Mouvement de Lbération de l’Azawad (MNLA) et des groupes terroristes comme AQMI, le MUJAO et Ansar Dine va constituer un tournant décisf dans l’expansion du djihadisme au Sahel. On va ainsi assister à une extension du champ d’ntervention de ces groupes terroristes à l’ntéreur du Mali et dans les pays limitrophes comme le Niger, le Burkna Faso et la Côte-d’voire. Ces pays comme tous les pays sahéliens font désormais face à des menaces asymétriques. La menace terroriste devient une menace régionale.

Au Nigeria, dans le Nord du pays, la forte paupérisation des populatons et la présence assez faible des FDS ont permis à Boko Haram de s’implanter à partir des années 2000 d’abord à travers des actions caritatives et de prédications notamment en drection des jeunes sans perspectives. La violence déclenchée par ce mouvement après la mort de son chef Mohamed Yusuf, tué en 2009, a plongé dans l’instabilté plusieurs Etats comme ceux de Bornou, Yobé, Adamaoua, etc. Ses attaques dans les pays limitrophes comme le Niger, le Tchad, le Cameroun ont fortement contribué à déstabiiser le bassin du Lac Tchad, désorganisant l’économie locale, qui est de plus en plus contrôlée par des réseaux de trafics, qui servent à financer ses activités criminelles. Cet élargissement du champ d’action de Boko Haram hors du territore nigérian constitue un facteur de déstabilisation pour tous les pays du bassin du Lac Tchad. C’est également un exemple de mutation d’un djihadisme local vers un djihadisme international surtout après l’allégeance de ce mouvement à l’Etat Islamique.

En effet, l’insécurité permet un accroissement des actvtés ilicites dans le Sahel et une grande capacité d’adaptation des réseaux criminels face aux bouleversements géopolitiques internes et sous-régionaux.

Mamadou Ben

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