Les infrastructures et le développement économique

Les infrastructures et le développement économique

Les infrastructures semblent susciter un nouvel intérêt pour les économistes du développement. En effet, l’accès à des infrastructures financièrement abordables continue d’être limité pour une importante partie des populations les plus pauvres dans le monde. L’Afrique illustre bien ce fait. Elle reste l’endroit au monde où la couverture en infrastructures est la plus faible, particulièrement pour les plus pauvres.

L’impact des infrastructures sur la croissance économique

L’un des principaux freins à la croissance reste la faiblesse des infrastructures dans les pays en développement, si bien que nombre d’études sur le climat des affaires suggèrent fortement aux gouvernements de placer les infrastructures au sommet de leurs priorités. Selon la Banque mondiale, afin d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), les pays les plus pauvres doivent consacrer au moins 9 % de leur PIB aux dépenses de construction, d’entretien et d’amélioration de leurs infrastructures. Bien qu’il soit difficile de mesurer avec exactitude la part du budget des gouvernements destinée aux différents secteurs, l’on peut dire qu’environ seulement la moitié est allouée aux dépenses d’infrastructures. La situation actuelle dans le secteur des infrastructures dans la plupart des pays, les infrastructures sont fournies en majeure partie par l’État malgré un rôle plus important du secteur privé.

Le financement et la fourniture en infrastructures demeurent essentiellement l’œuvre du secteur public. Dans les pays en développement, seulement un tiers de la provision des services d’électricité, d’eau et de chemins de fer sont assurés par le secteur privé. Le secteur de la téléphonie, détenu par des opérateurs privés dans 60% des pays, représente la plus forte présence du secteur privé dans la provision des services d’infrastructures. La compression des dépenses d’investissement public dans les infrastructures a été associée à une faible croissance économique et à une réduction moins efficiente de la pauvreté.

En conclusion, certains pays commencent à dresser indépendamment leurs propres lignes de référence, L’Inde par exemple. La preuve que les OMD ne seront pas atteints dans beaucoup de pays du monde.

Mamadou Ben

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