L’IMPACT DES INVESTISSEMENTS DIRECTS (IDE) SUR LES ÉCONOMIES OUEST-AFRICAINES

L’IMPACT DES INVESTISSEMENTS DIRECTS (IDE) SUR LES ÉCONOMIES OUEST-AFRICAINES

Pour les pays en développement, de façon générale, l’investissement direct étranger (IDE) est devenu une source de plus en plus importante de développement économique et de modernisation, de croissance des revenus et d’emplois. Ils ont libéralisé leurs régimes applicables à l’IDE et mis en œuvre d’autres mesures pour attirer l’investissement. Ils cherchent à déterminer, avec plus ou moins de réussite, la façon dont les politiques nationales peuvent le mieux contribuer à tirer le meilleur parti d’une présence étrangère dans l’économie locale.

La plupart de pays africains ont instauré des politiques assorties d’incitations avantageuses pour attirer le flux d’IDE selon (CNUCED 2005). La justification économique de ces incitations pour cette institution vient de l’idée que les investissements étrangers produisent des effets positifs sous forme de transferts technologiques et autres. Le transfert des technologies peut avoir des retombées importantes sur l’ensemble de l’économie.

L’IDE n’est pas sans effets négatifs, il est susceptible de produire des effets indésirables. Dans la majorité des cas, les effets négatifs sont inévitables:ils résultent de distorsions et d’insuffisances de l’économie nationale, qui peuvent être remédiés par des politiques adéquates et une structure réglementaire solide. Il cite l’effet d’éviction financière de l’IDE, la problématique de la balance des paiements et de l’économie enclavée créée par l’IDE.

Au regard des impacts globalement positifs des IDE sur les performances macroéconomiques des pays d’accueil, il devient avantageux pour les PED (Pays en développement) d’élaborer et de mettre en œuvre des stratégies visant à accroitre leur attractivité.

Cependant, dans les pays de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), les flux d’IDE demeurent faibles, malgré les politiques de promotion des investissements mises en œuvre depuis le début des années 1990.

L’objectif général est d’analyser les liens entre l’IDE et la consommation finale des ménages dans l’UEMOA. Selon BAD (2015), l’impact de l’IDE sur le développement humain peut être analysé sous au moins deux angles. Au plan social, la réduction de la pauvreté et l’amélioration du bien-être sont les priorités des gouvernements des pays en développement. L’investissement étranger peut contribuer à l’atteinte de ces objectifs car les investissements permettent de créer des emplois, de développer les compétences locales et de stimuler le progrès technologique. Au plan économique, les dernières études sur la croissance endogène suggèrent que le capital humain peut être le moteur principal d’une croissance autoentretenue du PIB par habitant. Or, le développement humain est l’un des principaux facteurs qui contribuent au capital humain. L’évaluation de la manière dont l’IDE influe sur le développement humain revêt donc une importance majeure.

Mamadou Ben

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