La question de la sécurité et celle des droits humains au Sahel, notamment au Mali, au Niger et au Burkna-Faso sont liées et s’expliquent d’abord par le contexte géopoitique et les crises complexes et multiformes qui affectent l’Etat de droit, les Etats, les institutions et les sociétés en Afrique de l’ouest et sur toute la bande sahélienne.
Les groupes armées terroristes qui fonctionnent en coalition dont les plus importants sont : le Groupe de Soutien à l’islam et aux Musulmans(GSIM), l’Etat Isamque au grand Sahara (EIGS) et Boko Haram qui opère au Niger dans la région du bassin du Lac Tchad. Ils sont de mieux en mieux armés, de mieux en mieux organsés et de pus en plus téméraires avec un agenda qui leur assure toujours une avance sur les Etats ciblés, souvent pris de cours et surpris par les effets catastrophiques des attaques. A cela il faut ajouter les actons meurtrières des milices armées et des groupes d’autodéfense ainsi que les forces de défense et de sécurité qui sont les principaux acteurs des conflts meurtriers intercommunautaires.
Avec la présence des groupes armés terroristes, s’ajoutent les mlices armées intercommunautaires mais aussi les acteurs de la criminalité transnationale qui s’adonnent à toutes sortes de trafics : armes, êtres humains, organes, drogues, cigarettes, etc. Ce qui fait de cet espace géopolitique, l’épicentre de toutes les violences armées de la sous-région et qui explique la dégradation continue de la situation sécuritaire.
Ces Etats sont englués dans une grave crise de l’Etat de droit, dont les effets les plus pervers et les plus palpables. On peut citer entre autres, la crise de la démocratie, du suffrage universel, de la sécurité, des droits humains et de la gouvernance. Jamais ces Etats n’ont été aussi menacés dans leur survie, aussi vunérables dans leur histoire poitique depuis les indépendances.
Le basculement sécuritaire et la situaton en Libye qui s’est opéré au Sahel a créé un véritable cocktail de violence et l’irruption d’acteurs de toutes sortes avec les milices armées, la criminalité transnationale, sans compter les acteurs hybrides.
Il faut désormais prendre acte que les deux mécanismes de régulation de la paix au Sahel n’ont pas encore donné les résultats escomptés, à savoir: le mécanisme fondé sur une approche mettant trop l’accent sur l’usage des armes et des moyens militaires pour combattre le terrorisme et le deuxième mécanisme de construction de la paix et de la réconcilation nationale, avec l’Accord pour la paix et la réconcilation au Mali, issu du processus d’Alger de 2015 pour le Mali et des tentatives de dialogue, de réconciliation nationale ou de déradicalisation au Niger.

Mamadou Ben
SoonniNews, l’Afrique dans le monde🌏
