Afrique : Nécessité d’accélérer l’intégration commerciale

Afrique : Nécessité d’accélérer l’intégration commerciale

La libre circulation des personnes, des biens et des services est la base de tout mouvement de développement.

L’Afrique possède d’abondantes ressources naturelles et énergétiques, une situation géographique unique et de nombreux ports qui facilitent l’accès des pays africains. L’Afrique dispose également de ressources humaines abondantes, avec une population de 1,3 milliard d’habitants. Cette population constitue un énorme marché pour les produits africains et une riche main-d’œuvre. Bien utilisée, cette main d’œuvre peut améliorer la compétitivité régionale.

L’objectif principal de la zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) est d’éliminer, de réduire les barrières tarifaires et non tarifaires entre les 54 pays qui ont accepté de devenir membres du groupe, de fournir un marché unique pour les biens et services et de promouvoir la circulation des personnes dans le but d’approfondir l’intégration économique et la prospérité.

Cependant, l’apparition fréquente de nouvelles règles sur nos frontières communes en fait une réalité fantasque. Maintenant, que ce soit au sein du gouvernement, du secteur privé ou de la société civile, il est temps pour les Africains de travailler ensemble afin de maximiser nos ressources disponibles et d’exiger les avantages de la zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf).

La question essentielle à se poser est dans quelle mesure nous avons atteint ces objectifs.

Prenons l’exemple du Sénégal et de la Gambie, la guerre frontalière entre les deux pays a engendré d’énormes pertes économiques commerciales en 2020.

Pendant que les négociations se poursuivent pour rechercher une solution à l’amiable au problème, le président de la République du Sénégal, Macky Sall, a ordonné la suppression des obstacles à la libre circulation des biens et services.

Il a également réitéré que le Sénégal respectera tous les accords commerciaux et de transport, et a donc chargé son ministre des Transports et le ministre de l’Intérieur de négocier avec leurs homologues gambiens pour supprimer tous les obstacles à la libre circulation des personnes et des marchandises entre le Sénégal et la Gambie.

Considérant que le Sénégal et la Gambie sont des peuples divisés par les dirigeants coloniaux, c’est une évolution qui vient à son heure.

Le moment choisi pour cette décision est idéal car tous les pays travaillent dur pour accélérer l’intégration régionale sans frontières de l’Afrique. Pour accélérer le processus d’intégration régionale, il est nécessaire d’élargir les canaux de financement du commerce et de réduire les restrictions commerciales nationales telles qu’une surveillance excessive et des systèmes juridiques faibles.

Les pays africains doivent développer le commerce intra-régional.

Il est primordial d’éliminer ou de réduire sensiblement les barrières non tarifaires, qui sont les principaux obstacles au commerce intra-africain.

La liste des barrières non tarifaires est complète, allant des coûts de transaction élevés aux procédures d’immigration complexes, aux capacités limitées des agences frontalières et aux procédures de licences d’importation et d’exportation coûteuses ; parce qu’il faut plus qu’un engagement politique, il faudra des mesures concrètes dans ce secteur, même si elles ont un coût.

Aujourd’hui, le libre-échange place les consommateurs au centre de l’activité économique. Il réduit le coût des importations et permet aux individus d’acheter plus de produits pour le même montant ; de ce fait, les producteurs nationaux doivent rivaliser avec le coût mondial le plus bas ou investir dans de nouvelles entreprises.

Diabel SOW

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