CE QUE JE PENSE :
Bonjour à toutes, à tous ! Heureux de vous retrouver. C’est toujours une immense joie pour moi d’entrer en contact avec vous. Grâce au Massa-Foinse (Dieu) je me porte à merveille et j’ose espérer qu’il en va de même de votre côté. Le thème de notre causerie du jour tournera autour de la notion de pouvoir. Qu’est-ce que le pouvoir ? C’est la capacité, l’autorisation, la permission de poser un acte donné sans aucune contrainte. Ici, nous parlerons de la notion de pouvoir dans un État démocratique ou supposé tel. Au départ, il y avait trois sortes de pouvoirs qui caractérisaient l’existence d’un État démocratique ou supposé tel.
Pour éclairer mon propos, je prendrai un État tel la France. Une fois la démocratie instaurée dans ce pays, il y a eu l’instauration de trois pouvoirs : le législatif, l’exécutif, le judiciaire. Le premier de ces pouvoirs est le Parlement où les élus sont les représentants du peuple, la voix du peuple, l’Assemblée nationale, lieu où s’élaborent les lois pour gérer le pays.
Le deuxième pouvoir est l’exécutif, le gouvernement, pour mettre en application les lois votées au Parlement. Quant au troisième et dernier pouvoir, il s’agit du judiciaire qui veille sur la bonne application des lois. Avec cet ordre, tout semblait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.
Comme d’ordinaire tout nouveau, tout beau, naissait un quatrième pouvoir, puisqu’il faut l’appeler ainsi capable de détruire en un claquement de doigt : c’est la presse. C’est le cadet des trois premiers pouvoirs qu’il a réussi à supplanter à plate couture. Le bon côté de la presse, c’est qu’elle informe, et à juste titre, de nouvelles, combien importantes et indispensables qui seraient passées sous silence. Cependant, il y a souvent un bémol dans ses orientations. Elle est d’utilité publique certes, mais elle peut faire très mal. Non seulement elle peut détruire la réputation d’un individu, elle peut aussi causer la mort d’un individu ; des exemples pullulent dans la vie de tous les jours.
Elle représente parfois comme un mal qui répand la terreur, sans doute un mal que le ciel en sa fureur inventa pour punir les crimes de la terre, ainsi dirait La Fontaine. De nos jours, tout le monde redoute la presse. Généralement, lors d’interviews, elle tente d’aiguiller l’invité, le surcharge de questions dès que celui-ci ne va pas dans son sens pour répondre.
L’aspect intellectuel n’a souvent pas de place dans le travail. Alors, il arrive parfois que les gens aient plus tendance à prendre pour vrai tout ce qui émane de la presse. En tant que cadet des pouvoirs, celui de la presse semble avoir supplanté les trois premiers. Aujourd’hui, c’est la presse qui paraît mener le bal. Cependant, aussi, mine de rien, un cinquième pouvoir vient de naître : les réseaux sociaux qui semblent un concurrent sérieux pour la presse. Bon vent et du grand plaisir aux combattants !
Auteur : Monsieur Ngouamoué DIABATE
